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Monday, January 11, 2016

The sources of "I pescatori di perle" -- Giorgio Bizet. -- Les Pêcheurs de Catane di MAILLART. -- I pescatori di Catania.

Speranza

Les Pêcheurs de perles

Les Pêcheurs de perles
Description de cette image, également commentée ci-après
Alessandro AlloriLa Pêche des perles (1570-72)
Palazzo Vecchio (Firenze)
GenreOpéra
Nbre d'actes3
MusiqueGiorgio Bizet
LivretEugenio Cormon et Michele Carré
Langue
originale
Francese
Création
Théâtre-Lyrique (Paris)
Versions successives
Personnages
Airs
  • no 2 Duo « C'est toi qu'enfin je revois » - Zurga, Nadir (acte I)
  • no 4 Romance de Nadir « Je crois entendre encore » (acte I)
  • no 5 Air et chœur « Ô dieu Brahmâ » - Nadir, Leïla et chœur (acte I)
  • no 7 Cavatine « Me voilà seule dans la nuit » - Leïla (acte II)
  • no 8 Chanson « De mon amie, fleur endormie » - Nadir, Leïla (acte II)
  • no 12 Duo « Je frémis, je chancelle » - Leïla, Zurga (acte III)






Situé dans les temps anciens sur l'île de Ceylan, le livret raconte comment le vœu d'amitié éternelle de deux hommes est menacé par leur amour pour la même femme, elle-même prise entre son amour pour le pêcheur Nadir et son vœu de prêtresse.


Georges Bizet en 1860, au début de sa carrière en tant que compositeur d'opéra.













En 1857, à l'âge de 19 ans, Bizet remporte le Grand Prix de Rome de composition musicale avec sa cantata "Clovis et Clotilde", récompensé par un séjour de trois ans à la Villa Médici.

Pendant son séjour à l'Académie de France à Roma, Bizet effectue les « envois » ordinaires :

Don Procopio (1858-59), opéra-bouffe en deux actes sur un livret de Carlo Cambiaggio ;

un Scherzo (1860-61), inclus plus tard dans sa symphonie Roma 

une Marche funèbre (1860-61), qui sera réutilisée dans les Pêcheurs de perles ;

une ouvertureLa Chasse d'Ossian (1861), aujourd'hui perdue.
La mauvaise réception accordée en 1858 à son Te Deum le convainc que son futur réside dans le théâtre musical plutôt que dans la musique sacrée.

Il ébauche plusieurs œuvres, mais aucun de ces projets ne porte leurs fruits.

De retour à Paris, Bizet découvre les difficultés auxquelles doit faire face un compositeur relativement inconnu pour faire jouer ses opéras.

Des deux théâtres lyriques officiels, l'Opéra de Paris et l'Opéra-Comique, le premier offre en effet un répertoire dans lequel les compositeurs italiens, en particulier Rossini domine.

Même les compositeurs français établis comme Gounod ont du mal à s'y faire jouer.

Bien que plus d’œuvres françaises soient jouées à l'Opéra-Comique, le style et le caractère de la plupart des productions n'avait guère changé depuis les années 1830.

Cependant, une des conditions des subventions que l’État versait à l'institution étant la production ponctuelle des œuvres en un acte des lauréats du prix de Rome, Bizet réussit à placer son opéra-comique La Guzla de l'émir, dont le livret de Jules Barbier et Michel Carré avait été initialement proposé à Louis-Aimé Maillart.

Il est mis en répétition début 1862 mais le succès de Lalla-Roukh de Félicien David repousse la création.

C'est par l'entremise de Barbier et Carré, librettistes attitrés de Gounod (Le Médecin malgré luiFaustLa Colombe et La Reine de Saba), que Bizet est approché par Léon Carvalho, directeur du Théâtre-Lyrique.

Celui-ci s'était vu offrir une rente annuelle de cent mille francs par l'ancien ministre des Beaux-Arts, le comte Walewski, à la condition que chaque année il produise un nouvel opéra en trois actes d'un lauréat du prix de Rome.

Carvalho, sentant le potentiel de Bizet, lui offre le livret des I pescatori di perle, une histoire exotique se déroulant sur l'île de Ceylan.

Voyant de son côté l'occasion d'un véritable succès théâtral, Bizet accepte la commande.

Du fait que le comte Walewski restreignait sa subvention aux compositeurs dont les œuvres n'avaient pas encore été jouées, Bizet retire La Guzla de l'Opéra-Comique.



Michel Carré, coauteur du livret de "I pescatori di perle" avec Eugène Cormon















Si Michele Carré est déjà un dramaturge reconnu, Eugenio Cormon n'en est pas non plus à son coup d'essai: auteur prolifique de livrets et de pièces de théâtre, habituellement en collaboration, son plus grand succès étant à ce jour Les Dragons de Villars (1856), écrit avec Lockroy et mis en musique par Maillart.

Ensemble, Cormon et Carré ont également écrit plusieurs livrets dont un pour Maillart sur un thème similaire aux Pêcheurs de perles, I pescatori di Catania, qui avait été représenté en 1860 au Théâtre-Lyrique.


Cormon e Carre prévoient de situer leur nouvelle histoire à Mexico avant de la déplacer à Ceylan. 

Selon l'avis de plusieurs critiques, le livret de la "Leila, ossia i Pescatori di perle di Catania" est de piètre qualité. 

La faiblesse de l'intrigue, comme l'observe le biographe de Bizet Winton Dean, tourne autour de la coïncidence peu probable au sujet du collier de Leila et aucun effort réel n’est fait pour apporter vie aux personnages.

Ce sont les sopranos, ténors, etc. réglementaires avec le visage noirci.

Mina Curtiss juge le texte banal et imitateur.

Donal Henahan du New York Times écrit en 1986 que le livret se classe parmi les plus effroyablement ineptes du genre.

Les auteurs eux-mêmes reconnaissent ses lacunes.

Cormon dira plus tard que s'ils avaient eu conscience de la qualité de compositeur de Bizet, ils auraient fait plus d'efforts.

Quant à Carré, insatisfait par la faiblesse du dénouement, il multiplia à tel point les changements que Carvalho, exaspéré, lui suggéra de brûler tout bonnement le livret (cette plaisanterie aurait inspiré à Carré l'embrasement final pour couvrir la fuite de Leila et Nadir).


La proposition de Carvalho étant intervenue en avril pour une première prévue mi-septembre, Bizet compose rapidement avec, une ténacité et une concentration qui lui étaient plutôt étrangères lors de sa période romaine.

 Il ne part cependant pas de zéro.

L'hiver précédent, il avait travaillé à un opéra, Ivan IV avec la promesse (non tenue) qu'il serait joué à Baden-Baden.

Bizet en recycle plusieurs passages dans les Lelia, ossia i Pescatori di Catania:

a) le prélude
b) la mélodie de Zurga « Et nul ne doit la voir et
c) le duo du troisième acte « Ô lumière sainte.

Outre la reprise de la Marche funèbre,

Le chœur « Brahma, divin Brahma » est tiré du Te Deum.

L'air de Leïla « Ô courageuse enfant » de la cantate Clovis et Clotilde.

Le chœur « Ah chante, chante encore » de Don Procopio.

Il est aussi probable que la musique composée pour La Guzla de l'émir ait trouvé sa place dans la partition du nouvel opéra qui fut terminé début août.


Le livret continue à être modifié tout au long du processus de création, répétitions comprises.

Le chœur « L'ombre descend » est ainsi ajouté à la demande de Bizet et d'autres morceaux sont raccourcis ou coupés.


L'ouvrage est créé le .

Malgré une bonne réception du public, les critiques sont plutôt hostiles et méprisantes, à l'exception d'Ettore Berlioz qui note dans le Journal des Débats du 8 octobre 1863 un nombre considérable de beaux morceaux expressifs pleins de feux et d'un riche coloris

Il est représenté dix-huit fois et ne sera pas rejoué du vivant de Bizet.

À partir de 1886, il est repris régulièrement en Europe et aux États-Unis avant qu'une nouvelle version ne soit créée le 21 avril 1893 à l’Opéra-Comique.

La partition autographe étant perdue, l'œuvre se joua longtemps dans des versions modifiées avant que des efforts de reconstruction ne soient entrepris à partir des années 1970 pour la remettre en conformité avec les intentions de Bizet.

Les critiques modernes ont également révisé leur jugement.

Malgré la qualité inégale et parfois sans originalité de la musique, elles reconnaissent une œuvre prometteuse dans laquelle le don de Bizet pour la mélodie et l'instrumentation évocatrice sont évidentes.

On y trouve entre autres des préfigurations claires du génie du compositeur qui culminera dix années plus tard dans Carmen.


RôlesThéâtre-Lyrique
(1863) Chef d'orchestre : Adolphe Deloffre
Opéra-Comique
(1893)
Leïla, prêtresse de Brahma (soprano)Léontine de MaësenEmma Calvé
Nadir, pêcheur et ami de Zurga (ténor)François MoriniJean-Francois Delmas
Zurga, pêcheur et chef du village (baryton)Jean-Vital Jammes dit IsmaëlSoulacroix
Nourabad, grand-prêtre de Brahma (basse)Prosper GuyotChallet

Argument (version originale de 1863)[modifier | modifier le code]

Acte I[modifier | modifier le code]

Sur une plage de Ceylan, les pêcheurs de perles achèvent de monter leurs tentes.

La fête rituelle qui précède la période de pêche bat son plein. Les pêcheurs accomplissent chants et danses afin de chasser les mauvais esprits, puis élisent Zurga comme leur chef. Nadir, ami de jeunesse de Zurga, rejoint alors le groupe. Tous deux évoquent le souvenir de Leïla, prêtresse de Candi, dont ils étaient amoureux. Afin de préserver leur amitié, ils avaient prononcé le vœu de renoncer à cet amour ; vœu qu'ils décident de réitérer.
Une pirogue approche alors du rivage avec, à bord, le prêtre Nourabad et Leïla, la jeune vierge dont le chant doit protéger le village et les pêcheurs de la colère des flots. En remerciement, elle recevra la plus belle perle. Devant Zurga, elle réitère ses vœux de chasteté et promet de ne jamais quitter le voile qui la cache, la violation de ce serment en serait cruellement punie. La cérémonie se termine. Leïla gravit le sentier jusqu'au temple, suivie de Nourabad. Du haut du rocher, elle chante ses paroles sacrées. Nadir reconnaît sa voix et décide de la rejoindre.

Acte II[modifier | modifier le code]

Dans les ruines, d'un temple indien, Leïla se repose. Le grand prêtre Nourabad lui rappelle ses engagements. Pour prouver sa loyauté, la jeune femme lui raconte comment elle a autrefois risqué sa vie pour sauver un étranger. En échange, il lui avait offert un collier qu'elle a gardé.
Restée seule, la prêtresse chante son amour pour Nadir et le bonheur de le revoir ; la voix de celui-ci vient alors se mêler à la sienne. Mais Nourabad les découvre et les dénonce à Zurga et aux pêcheurs. Pas de pitié pour les amants sacrilèges : Zurga, pris de jalousie, les condamne à mort. Une tempête se lève, les pêcheurs, terrorisés, sont persuadés qu'il s'agit de la vengeance de la mer offensée.

Acte III[modifier | modifier le code]


Maurice Renaud dans le rôle de Zurga (vers 1900)
Premier tableau: Seul, dans sa tente, Zurga médite sur ce qu'il vient de faire. Il est rongé par la culpabilité. Leïla vient alors se jeter à ses pieds, en le suppliant d'épargner Nadir, offrant sa vie en échange. Mais l'amour qu'elle éprouve pour Nadir ne fait qu'augmenter la jalousie et la colère de Zurga. Voyant son heure venir, Leïla confie son collier à Zurga et lui demande qu'il le porte à sa mère après sa mort. Zurga identifie immédiatement le gage confié autrefois à celle qui lui avait sauvé la vie. Reconnaissant, il décide alors de sauver les deux amants en leur permettant la fuite.
Deuxième tableau: L'exécution se prépare, le bûcher est dressé au pied de la statue de Brahma. Soudain une lueur rouge envahit l'horizon. Pour faire diversion et éloigner les pêcheurs qui attendent l'exécution des deux traîtres, Zurga a mis le feu au village. Il apporte lui-même la terrible nouvelle : le village brûle. Les Indiens partent en désordre, Zurga brise les chaînes des condamnés, Leïla et Nadir prennent la fuite en le remerciant. Zurga reste seul face à son village dévasté et son amour perdu.

Numéros musicaux[modifier | modifier le code]

Version de 1893[modifier | modifier le code]

  • Prélude
Acte I : Une place sur l'île de Ceylan
  • no 1 - Chœur « Sur la grève en feu »
Scène et chœur « Amis, interrompez vos danses » (Nadir, Zurga)
Récit et reprise du chœur dansé « Demeure parmi nous, Nadir » (Nadir, Zurga)
  • no 2 - Récit « C'est toi, toi qu'enfin je revois » (Nadir, Zurga)
Duo « Au fond du temple saint » (Nadir, Zurga)
  • no 3 - Récit « Que vois-je ? » (Nadir, Zurga)
Chœur « Sois la bienvenue »
Scène et chœur « Seule au milieu de nous » (Leïla, Nadir, Zurga, Nourabad)
  • no 4 - Récit « À cette voix » (Nadir)
Romance « Je crois entendre encore » (Nadir)
  • no 5 - Scène et chœur « Le ciel est bleu » (Nadir, Nourabad)
Air et chœur « Ô Dieu Brahma ! » (Leïla)
Acte II : Les ruines d'un temple indien
  • no 6 - Entr'acte, scène et chœur « L'ombre descend des cieux » (Leïla, Nourabad)
  • no 7 - Récit et cavatine « Me voilà seule dans la nuit » (Leïla)
  • no 8 - Chanson « De mon amie » (Leïla, Nadir)
  • no 9 - Duo « Leïla ! Dieu puissant » (Leïla, Nadir)
  • no 10 - Final « Ah ! revenez à la raison » (tous)
Acte III
1er tableau : Une tente indienne
  • no 11 - Entr'acte, récit et air « L'orage s'est calmé » (Zurga)
  • no 12 - Récit « Qu'ai-je vu ? » (Leïla, Zurga)
Duo « Je frémis, je chancelle » (Leïla, Zurga)
Scène « Entends au loin ce bruit de fête » (Leïla, Zurga)
2e tableau : Un site sauvage
  • no 13 - Chœur dansé « Dès que le soleil » (Nadir)
  • no 14 - Scène et chœur « Sombres divinités » (Leïla, Nadir, Zurga, Nourabad)
  • no 15 - Trio « Ô lumière sainte » (Leïla, Nadir, Zurga)
  • no 16 - Final « Ce sont eux, les voici ! » (tous)

Grands airs[modifier | modifier le code]

  • no 2 Duo « C'est toi qu'enfin je revois » - Zurga, Nadir (acte I)
  • no 4 Romance de Nadir « Je crois entendre encore » (acte I)
  • no 5 Air et chœur « Ô dieu Brahmâ » - Nadir, Leïla et chœur (acte I)
  • no 5 Cavatine « Me voilà seule dans la nuit » - Leïla (acte II)
  • no 8 Chanson « De mon amie, fleur endormie » - Nadir, Leïla (acte II)
  • no 12 Duo « Je frémis, je chancelle » - Leïla, Zurga (acte III)
  • no 14 Scène et chœur « Sombres divinités » - Personnages et chœur (acte III)

Discographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Citations[modifier | modifier le code]

  1.  « They are the regulation sopranos, tenors, etc., with their faces blacked ».
  2.  « rank[ed] right down there with the most appallingly inept of its kind ».
  3.  « a tenacity and concentration quite foreign to him in his Roman days ».

Notes[modifier | modifier le code]

  1.  Trois autres suivront dont Roméo et Julietteen 1867.
  2.  L’œuvre ne sera jamais représentée, la partition ayant disparu, mais le livret sera finalement mise en musique par Théodore Dubois et créé en 1873 au Théâtre-Lyrique.

Références[modifier | modifier le code]

  1.  (en) M. Curtiss, op. cit., pp. 68–71
  2.  (en) W. Dean, op. cit., pp. 260–61
  3. ↑ a et b (en) M. Steen, op. cit., p. 586.
  4.  (en) W. Dean, op. cit., pp. 36–39.
  5. ↑ a et b (en) W. Dean, op. cit., pp. 47–48.
  6.  (en) Lesley A. Wright, « Cormon, Eugène (Piestre, Pierre-Etienne) », Oxford Music Online.[réf. insuffisante]
  7.  (en) Christopher Smith, « Carré, Michel », Oxford Music Online.[réf. insuffisante]
  8. ↑ a et b (en) W. Dean, op. cit., pp. 170–71.
  9.  (en) Mina CurtissBizet and his World, London, Secker & Warburg,‎  (OCLC 505162968).
  10.  (en) Donal Henahan« City Opera: Les Pêcheurs de perles »The New York Times,‎  (lire en ligne [archive])
  11.  Albert Soubies, Histoire du Théâtre-Lyrique, 1899, p. 38, cité dans H. Lacombe, Georges Bizet, p. 301.
  12.  (en) M. Curtiss, op. cit., p. 133.
  13.  H. Lacombe, Georges Bizet, p. 299.
  14.  (en) W. Dean, op. cit., pp. 50–52.
  15.  H. Lacombe, Georges Bizet, pp. 300–301.

Sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Winton DeanNew Grove Dictionary of Music and Musiciansvol. 2, Londres, Macmillan,‎  (ISBN 978-0-333-23111-1), « Bizet, Georges (Alexandre-César-Léopold) »
  • Hervé LacombeLes Voies de l'opéra français au XIXe siècle, Paris, Fayard, coll. « Les chemins de la musique »,‎  (ISBN 978-2213598772)
  • Hervé LacombeGeorges Bizet. Naissance d'une identité créatrice, Paris, Fayard,‎  (ISBN 978-2213607948)
  • (en) Michael SteenThe Life and Times of the Great Composers, Londres, Icon Books,‎  (ISBN 978-1-84046-679-9)

Liens internes[modifier | modifier le code]

  • L'Opéra imaginaire (1993), film d'animation comprenant le court-métrage « Au fond du temple saint » de Jimmy Murakami.

Léïla; ossia, i pescatori di perle: melodramma di Giorgio Bizet

Speranza

"Léïla; ossia, i pescatori di perle" è un melodramma in tre atti di Giorgio Bizet, su libretto di Michele Carré e Eugenio Cormon, trad. A. Zanardini.

"Léïla; ossia, i pescatori di perle" è oggi considerata il primo capolavoro melodrammatico di Giorgio Bizet.

Il melodramma, di ambientazione esotica, gli fu commissionata da Léon Carvalho, il direttore del Teatro Lirico di Parigi.

Alla prima, il 29 settembre 1863, "Léïla; ossia, i pescatori di perle" ottenne un discreto successo di pubblico ma una fredda accoglienza da parte della critica, nonostante in favore del compositore si fossero levate le voci autorevoli di Ludovico Halévy e Ettore Berlioz.

"Léïla; ossia i pescatori di perle" restò in cartellone fino alla fine di novembre, per un totale di 18 repliche; ma da allora scomparve dai teatri francesi.

Lo stesso Giorgio Bizet apportò in seguito alcune modifiche alla partitura, ma non ebbe mai la possibilità di rivedere il melodramma in scena.

"Léïla; ossia, i pescatori di perle" fu ripresa solo molti anni dopo la morte di Giorgio Bizet, nel 1893, durante l’esposizione universale di Parigi, presentata in lingua italiana dall'editore Sonzogno nella traduzione di Angelo Zanardini e con un finale posticcio.

In seguito la fama della "Léïla; ossia, i pescatori di perle" in Italia fu legata soprattutto alla romanza del tenore, "Mi par d'udire ancor."

"Mi par d'udire ancor" diventò il cavallo di battaglia dei più grandi tenori lirico-leggeri, da Tito Schipa a Beniamino Gigli.

Col tempo, tuttavia, "Léïla; ossia, i pescatori di perle" ha conosciuto una piena riabilitazione ed è oggi entrata in repertorio.

Il limite della "Léïla; ossia, i pescatori di perle" è in genere individuato nel libretto, piuttosto sgangherato.

Ma la partitura musicale ha l'espressiva morbida, elegante e sensuale del miglior Giorgio Bizet ed è orchestrata magistralmente.

Prima rappr.: 29 settembre 1863

Teatro: Parigi, Théâtre Lyrique

Personaggi

Léïla, sacerdotessa di Brahma (soprano)
Nadir, un pescatore (tenore)
Zurga, capo dei pescatori (baritono)
Nourabad, gran sacerdote di Brahma (basso)
Pescatori, fachiri, sacerdoti (coro)

L'azione si svolge nell'isola di Ceylon.

Nel primo atto, un gruppo di pescatori di perle danza e brinda sulla spiaggia.

I pescatori hanno deciso di scegliere un capo che li guidi e li protegga e la scelta cade su Zurga (baritono), a cui tutti giurano obbedienza.

Sopraggiunge il pescatore Nadir (tenore), amico di gioventù di Zurga.

Rimasti soli, i due amici rievocano un misterioso episodio, che ancora li turba, accaduto una sera di molti anni prima alle porte di Candi: l'apparizione di una donna velata, un'affascinante sacerdotessa al cui passaggio la folla si chinava.

Da allora quella visione è rimasta nei loro cuori, ma entrambi giurano che nessun sentimento d'amore per una donna potrà mai dividerli.

Una piroga attracca sull'isola.

Ne scende una fanciulla velata, Léïla (soprano), accompagnata dal sacerdote Nourabad (basso).

I pescatori danno il benvenuto all'ospite e la invitano a cantare per allontanare gli spiriti delle onde.

La vergine consacrata pronuncia un giuramento di fedeltà e castità e promette di non togliersi mai il velo, pena la morte.

Dovrà attendere su una roccia, sola, tutta la notte, affrontando se necessario anche la tempesta.

Quando Nadir, impietosito dal pericolo che incombe sulla sacerdotessa, le si avvicina, Léïla riconosce in lui il giovane incontrato a Candi e mai dimenticato.

Nasconde però il suo turbamento e, dopo aver rinnovato le sue promesse, si avvia verso il tempio con Nourabad.

Si fa sera.

I sacerdoti accendono i fuochi, Nadir pensa all'affascinante creatura di cui sente ancora aleggiare nell'aria la voce e si assopisce su una stuoia.

Finché viene svegliato dal canto di Léïla che, attorniata dai fachiri, invoca il dio Brahma.

Nadir scivola verso la roccia, si avvicina alla fanciulla e la chiama.

Nel chinarsi verso di lui, Léïla fa cadere il velo.

I due finalmente si riconoscono.

Nel secondo atto, è notte.

Leila incontra Nourabad presso le rovine di un tempio e gli narra di essersi imbattuta da bambina in un uomo inseguito da una turba di nemici, di averlo salvato e di aver ricevuto da lui in segno di gratitudine una collana (più tardi si scoprirà che quest'uomo è Zurga).

Poi, rimasta sola, vince la paura pensando al giovane che ama e di cui le sembra di sentire la presenza calda e rassicurante accanto a sé.

Ma non è una suggestione: cantando una canzone malinconica, Nadir le si avvicina e i due giovani finalmente si dichiarano, decidendo di sfidare il destino pur di non rinunciare al loro amore.

È in arrivo un pauroso temporale.

Gli innamorati si separano ma Nourabad, che li ha scorti, ordina alle guardie di arrestare Nadir.

Sopraggiunge tuttavia Zurga che, forte del suo potere, ordina ai pescatori di liberare i prigionieri.

Ma quando Nourabad strappa il velo a Léïla ed egli riconosce la fanciulla del tempio, credendosi tradito dall'amico, ordina che i due vengano tratti a morte.

Nel terzo atto, è ancora notte, il temporale sta per cessare.

Zurga, passato il primo momento di furore, è pentito di aver condannato a morte l'amico e la donna amata; ma quando Léïla si reca da lui supplicandolo di uccidere solo lei e di salvare Nadir, egli cade preda di una furiosa gelosia e cambia nuovamente parere: morranno entrambi.

Ormai rassegnata a morire, Léïla consegna ad un giovane pescatore la collana ricevuta dallo sconosciuto, pregandolo di consegnarla a sua madre.

Zurga riconosce l'oggetto: è lui il fuggiasco che l'ha donato alla bambina, a cui deve la vita.

La scena cambia: Nadir è in catene accanto al rogo, già approntato per il supplizio.

Attorno a lui gli indiani bevono e danzano freneticamente.

Quando Nourabad e i fachiri stanno per dare inizio all'esecuzione un violento bagliore rosso illumina il fondo della scena.

Gli indiani corrono atterriti alle loro tende e Zurga - che ha attizzato l'incendio per favorire la fuga dei prigionieri - spezza le loro catene.

Quindi rimane solo nella foresta in attesa che si compia il suo destino.

La partitura di Bizet prevede l'utilizzo di ottavino, 2 flauti, 2 oboi, (II anche corno inglese), 2 clarinetti, 2 fagotti, 4 corni, 2 pistons (cornette a pistoni), 3 tromboni, basso tuba, timpani, grancassa e piatti, tamburo, triangolo, tamburello, tam-tam, 2 arpe, ed archi; e per la musica di scena (può essere suonata da strumentisti dell'orchestra): 2 ottavini, tamburino, arpa

I brani famosi: "Sur la grève en feu" (coro) - atto I; "Au fond du temple saint" (duetto tra Zurga e Nadir) - atto I; "Je crois entendre encore" (romanza di Nadir) - atto I; "O Dieu Brahma" (romanza con coro di Léïla) - atto I; "L'ombre descend des cieux" (coro) - atto II; "De mon amie, fleur endormie" (canzone di Nadir) - atto II, "Ton cœur n'a pas compris le mien" (duetto tra Léïla e Nadir) - atto II; "O Nadir, tendre ami de mon jeune âge" (aria di Zurga) - atto III

Incisioni discografiche, cast (Nadir, Leila, Zurga, Nourabad) e direttore

1953 Léopold Simoneau, Pierrette Alarie, René Bianco, Xavier Depraz, Jean Fournet
1961 Nicolai Gedda, Janine Micheau, Ernest Blanc, Jacques Mars Pierre Dervaux
1970 Alfredo Kraus, Adriana Maliponte, Sesto Bruscantini, Antonio Campò Carlo Felice Cillario
1977 Alain Vanzo, Ileana Cotrubas, Guillermo Sarabia, Roger Soyer Georges Prêtre
1989 John Aler, Barbara Hendricks, Gino Quilico, Jean Philippe Courtis Michel Plasson

Programma di sala, con libretto italiano e note, per l'allestimento al Teatro La Fenice di Venezia
Libretto in italiano (traduzione di Angelo Zanardini), dal Fondo Ghisi della Facoltà di Musicologia dell'Università di Pavia

Categorie: Opere di Bizet, opere liriche in lingua francese, Opéra comique.

Léïla; ossia, i pescatori di perle: melodramma di Giorgio Bizet

Speranza

"Léïla; ossia, i pescatori di perle" è un melodramma in tre atti di Giorgio Bizet, su libretto di Michele Carré e Eugenio Cormon, trad. A. Zanardini.

"Léïla; ossia, i pescatori di perle" è oggi considerata il primo capolavoro melodrammatico di Giorgio Bizet.

Il melodramma, di ambientazione esotica, gli fu commissionata da Léon Carvalho, il direttore del Teatro Lirico di Parigi.

Alla prima, il 29 settembre 1863, "Léïla; ossia, i pescatori di perle" ottenne un discreto successo di pubblico ma una fredda accoglienza da parte della critica, nonostante in favore del compositore si fossero levate le voci autorevoli di Ludovico Halévy e Ettore Berlioz.

"Léïla; ossia i pescatori di perle" restò in cartellone fino alla fine di novembre, per un totale di 18 repliche; ma da allora scomparve dai teatri francesi.

Lo stesso Giorgio Bizet apportò in seguito alcune modifiche alla partitura, ma non ebbe mai la possibilità di rivedere il melodramma in scena.

"Léïla; ossia, i pescatori di perle" fu ripresa solo molti anni dopo la morte di Giorgio Bizet, nel 1893, durante l’esposizione universale di Parigi, presentata in lingua italiana dall'editore Sonzogno nella traduzione di Angelo Zanardini e con un finale posticcio.

In seguito la fama della "Léïla; ossia, i pescatori di perle" in Italia fu legata soprattutto alla romanza del tenore, "Mi par d'udire ancor."

"Mi par d'udire ancor" diventò il cavallo di battaglia dei più grandi tenori lirico-leggeri, da Tito Schipa a Beniamino Gigli.

Col tempo, tuttavia, "Léïla; ossia, i pescatori di perle" ha conosciuto una piena riabilitazione ed è oggi entrata in repertorio.

Il limite della "Léïla; ossia, i pescatori di perle" è in genere individuato nel libretto, piuttosto sgangherato.

Ma la partitura musicale ha l'espressiva morbida, elegante e sensuale del miglior Giorgio Bizet ed è orchestrata magistralmente.

Prima rappr.: 29 settembre 1863

Teatro: Parigi, Théâtre Lyrique

Personaggi

Léïla, sacerdotessa di Brahma (soprano)
Nadir, un pescatore (tenore)
Zurga, capo dei pescatori (baritono)
Nourabad, gran sacerdote di Brahma (basso)
Pescatori, fachiri, sacerdoti (coro)

L'azione si svolge nell'isola di Ceylon.

Nel primo atto, un gruppo di pescatori di perle danza e brinda sulla spiaggia.

I pescatori hanno deciso di scegliere un capo che li guidi e li protegga e la scelta cade su Zurga (baritono), a cui tutti giurano obbedienza.

Sopraggiunge il pescatore Nadir (tenore), amico di gioventù di Zurga.

Rimasti soli, i due amici rievocano un misterioso episodio, che ancora li turba, accaduto una sera di molti anni prima alle porte di Candi: l'apparizione di una donna velata, un'affascinante sacerdotessa al cui passaggio la folla si chinava.

Da allora quella visione è rimasta nei loro cuori, ma entrambi giurano che nessun sentimento d'amore per una donna potrà mai dividerli.

Una piroga attracca sull'isola.

Ne scende una fanciulla velata, Léïla (soprano), accompagnata dal sacerdote Nourabad (basso).

I pescatori danno il benvenuto all'ospite e la invitano a cantare per allontanare gli spiriti delle onde.

La vergine consacrata pronuncia un giuramento di fedeltà e castità e promette di non togliersi mai il velo, pena la morte.

Dovrà attendere su una roccia, sola, tutta la notte, affrontando se necessario anche la tempesta.

Quando Nadir, impietosito dal pericolo che incombe sulla sacerdotessa, le si avvicina, Léïla riconosce in lui il giovane incontrato a Candi e mai dimenticato.

Nasconde però il suo turbamento e, dopo aver rinnovato le sue promesse, si avvia verso il tempio con Nourabad.

Si fa sera.

I sacerdoti accendono i fuochi, Nadir pensa all'affascinante creatura di cui sente ancora aleggiare nell'aria la voce e si assopisce su una stuoia.

Finché viene svegliato dal canto di Léïla che, attorniata dai fachiri, invoca il dio Brahma.

Nadir scivola verso la roccia, si avvicina alla fanciulla e la chiama.

Nel chinarsi verso di lui, Léïla fa cadere il velo.

I due finalmente si riconoscono.

Nel secondo atto, è notte.

Leila incontra Nourabad presso le rovine di un tempio e gli narra di essersi imbattuta da bambina in un uomo inseguito da una turba di nemici, di averlo salvato e di aver ricevuto da lui in segno di gratitudine una collana (più tardi si scoprirà che quest'uomo è Zurga).

Poi, rimasta sola, vince la paura pensando al giovane che ama e di cui le sembra di sentire la presenza calda e rassicurante accanto a sé.

Ma non è una suggestione: cantando una canzone malinconica, Nadir le si avvicina e i due giovani finalmente si dichiarano, decidendo di sfidare il destino pur di non rinunciare al loro amore.

È in arrivo un pauroso temporale.

Gli innamorati si separano ma Nourabad, che li ha scorti, ordina alle guardie di arrestare Nadir.

Sopraggiunge tuttavia Zurga che, forte del suo potere, ordina ai pescatori di liberare i prigionieri.

Ma quando Nourabad strappa il velo a Léïla ed egli riconosce la fanciulla del tempio, credendosi tradito dall'amico, ordina che i due vengano tratti a morte.

Nel terzo atto, è ancora notte, il temporale sta per cessare.

Zurga, passato il primo momento di furore, è pentito di aver condannato a morte l'amico e la donna amata; ma quando Léïla si reca da lui supplicandolo di uccidere solo lei e di salvare Nadir, egli cade preda di una furiosa gelosia e cambia nuovamente parere: morranno entrambi.

Ormai rassegnata a morire, Léïla consegna ad un giovane pescatore la collana ricevuta dallo sconosciuto, pregandolo di consegnarla a sua madre.

Zurga riconosce l'oggetto: è lui il fuggiasco che l'ha donato alla bambina, a cui deve la vita.

La scena cambia: Nadir è in catene accanto al rogo, già approntato per il supplizio.

Attorno a lui gli indiani bevono e danzano freneticamente.

Quando Nourabad e i fachiri stanno per dare inizio all'esecuzione un violento bagliore rosso illumina il fondo della scena.

Gli indiani corrono atterriti alle loro tende e Zurga - che ha attizzato l'incendio per favorire la fuga dei prigionieri - spezza le loro catene.

Quindi rimane solo nella foresta in attesa che si compia il suo destino.

La partitura di Bizet prevede l'utilizzo di ottavino, 2 flauti, 2 oboi, (II anche corno inglese), 2 clarinetti, 2 fagotti, 4 corni, 2 pistons (cornette a pistoni), 3 tromboni, basso tuba, timpani, grancassa e piatti, tamburo, triangolo, tamburello, tam-tam, 2 arpe, ed archi; e per la musica di scena (può essere suonata da strumentisti dell'orchestra): 2 ottavini, tamburino, arpa

I brani famosi: "Sur la grève en feu" (coro) - atto I; "Au fond du temple saint" (duetto tra Zurga e Nadir) - atto I; "Je crois entendre encore" (romanza di Nadir) - atto I; "O Dieu Brahma" (romanza con coro di Léïla) - atto I; "L'ombre descend des cieux" (coro) - atto II; "De mon amie, fleur endormie" (canzone di Nadir) - atto II, "Ton cœur n'a pas compris le mien" (duetto tra Léïla e Nadir) - atto II; "O Nadir, tendre ami de mon jeune âge" (aria di Zurga) - atto III

Incisioni discografiche, cast (Nadir, Leila, Zurga, Nourabad) e direttore

1953 Léopold Simoneau, Pierrette Alarie, René Bianco, Xavier Depraz, Jean Fournet
1961 Nicolai Gedda, Janine Micheau, Ernest Blanc, Jacques Mars Pierre Dervaux
1970 Alfredo Kraus, Adriana Maliponte, Sesto Bruscantini, Antonio Campò Carlo Felice Cillario
1977 Alain Vanzo, Ileana Cotrubas, Guillermo Sarabia, Roger Soyer Georges Prêtre
1989 John Aler, Barbara Hendricks, Gino Quilico, Jean Philippe Courtis Michel Plasson

Programma di sala, con libretto italiano e note, per l'allestimento al Teatro La Fenice di Venezia
Libretto in italiano (traduzione di Angelo Zanardini), dal Fondo Ghisi della Facoltà di Musicologia dell'Università di Pavia

Categorie: Opere di Bizet, opere liriche in lingua francese, Opéra comique.